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Domenica, 09 Settembre 2018 17:22

Une immense sensation de calme

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Laurine Roux, Une immense sensation de calme, Paris, Les Éditions du Sonneur, 2018, 121 p.

L'autore

Nata nel 1978, Laurine Roux vive nella regione Hautes-Alpes, dove lavora come professore di lettere moderne. Nel 2012, ha ricevuto il Prix International George Sand. Lettrice di Giono, di Cendrars e di Sylvie Germain, questa viaggiatrice conosce bene le terre del Grande Est glaciale di cui tratta il romanzo. Une immense sensation de calme è il suo primo romanzo.

Il romanzo

Estratto: « À présent, il faut que je raconte comment Igor est entré dans ma vie. C'est la fin de la saison froide, j'avais passé l'hiver dans la maison des frères Illiakov.
Un matin, un homme arrive près du lac où je ramasse les nasses. C’est lui. À une centaine de pas de moi, il s’immobilise. Un oiseau aux ailes larges traverse le ciel, Igor sourit. Mille ans de solitude et de détermination frémissent à ses lèvres. Il se tient au bas de la falaise et regarde là où les hommes ne peuvent aller. Je le vois se plaquer à la paroi. Sa main est grise comme le caillou, son esprit est dur comme le calcaire. J’ai l’impression qu’il va être avalé par la montagne, appelé par ses rondeurs de femme. Lui la comprend avec ses doigts. Bientôt ils évoluent ensemble, amants sauvages que la nature réunit clandestinement. » 

Sotto i nostri occhi, un mondo sfuggito ad una vecchia guerra. Gli uomini sono morti, restano solo donne e bambini. Le terre tutt'intorno sono ingrate, le montagne minacciose: si dice – le donne più anziane dicono – che lassù si sarebbero stabiliti gli "Invisibili", degli adolescenti che sarebbero sopravvissuti, ma con gli occhi divenuti bianchi. Gli uomini sono andati a combattere ma non sono mai tornati, mentre le donne e i bambini si sono nascosti sottoterra. Un'orfanella, tuttavia, incontrerà l'amore. Lui si chiama Igor, un uomo un po' selvaggio, che porta pesce essiccato alle vecchie del posto. Il romanzo racconta la loro storia, lunghi anni in poco più di cento pagine.

La scrittura di Laurine Roux, semplice, rugosa e aspra, disegna un mondo ai confini con il meraviglioso, dominato da una natura sovrana. In un universo selvaggio, organico e poetico, le evocazioni telluriche, glaciali, minerali, riportano a scene quasi mitologiche: il grande Nord battuto dai venti e dalla guerra, l'animale che si nasconde dentro di noi, queste terre in cui l'uomo ha i piedi nel fango. E se fosse non tanto un mondo dopo la tragedia quanto il tragico del mondo stesso, in cui ci si lascia trasportare dalla strana bellezza che sussiste e si accanisce? Prima di chiudere il romanzo e tornare alle nostre vite provando qualche cosa che, in effetti, non è lontana dal procurarci une immense sensation de calme. Un racconto sulla fine del mondo, al tempo stesso buio e rassicurante.

le prime pagine:

 https://www.editionsdusonneur.com/livre/une-immense-sensation-de-calme/

Laurine Roux, Une immense sensation de calme, Paris, Les Éditions du Sonneur, 2018, 121 p.

L'auteur

Née en 1978, Laurine Roux vit dans les Hautes-Alpes où elle est professeur de lettres modernes. Elle a reçu, en 2012, le Prix International George Sand. Lectrice de Giono, de Cendrars et de Sylvie Germain, cette voyageuse connaît bien les terres du Grand Est glacial dont il est question ici. Une immense sensation de calme est son premier roman.

Le roman

Extrait: « À présent, il faut que je raconte comment Igor est entré dans ma vie. C'est la fin de la saison froide, j'avais passé l'hiver dans la maison des frères Illiakov.
Un matin, un homme arrive près du lac où je ramasse les nasses. C’est lui. À une centaine de pas de moi, il s’immobilise. Un oiseau aux ailes larges traverse le ciel, Igor sourit. Mille ans de solitude et de détermination frémissent à ses lèvres. Il se tient au bas de la falaise et regarde là où les hommes ne peuvent aller. Je le vois se plaquer à la paroi. Sa main est grise comme le caillou, son esprit est dur comme le calcaire. J’ai l’impression qu’il va être avalé par la montagne, appelé par ses rondeurs de femme. Lui la comprend avec ses doigts. Bientôt ils évoluent ensemble, amants sauvages que la nature réunit clandestinement. » 

Sous nos yeux, un monde réchappé d'une ancienne guerre. Les hommes sont morts, il ne reste que quelques femmes et des enfants. Les terres alentour sont ingrates, les montagnes menaçantes : on dit – les très vieilles femmes disent – que tout là-haut se seraient établis des "Invisibles", des adolescents qui auraient survécu, mais leurs yeux auraient blanchi. Les hommes sont partis se battre mais ne sont jamais revenus, tandis que les femmes et les enfants se sont cachés sous terre. Une jeune fille orpheline pourtant y rencontrera l'amour. Il s'appelle Igor, un homme un peu sauvage, qui vient apporter du poisson séché aux vieilles du coin. Le livre raconte leur histoire, des années qui tiennent en un peu plus de cent pages.

L'écriture de Laurine Roux, simple, rugueuse et âpre, dessine un monde à la lisière du merveilleux, dominé par une nature souveraine. Dans un univers sauvage, organique et poétique, ses évocations très telluriques, glaciales, minérales, font remonter des scènes presque mythologiques : le grand Nord battu par les vents et la guerre, l'animal tapi en nous, ces terres où l'homme a les pieds dans la boue. Et si c'est moins un monde d'après la tragédie qui est ici dépeint que le tragique même du monde, on se laisse entraîner par l'étrange beauté qui subsiste et s'acharne. Avant de refermer le livre et de retourner vaquer dans nos vies en éprouvant quelque chose qui, en effet, n'est pas loin de nous procurer une immense sensation de calme. Un conte de la fin du monde à la fois sombre et apaisant.

les premières pages:

https://www.editionsdusonneur.com/livre/une-immense-sensation-de-calme/

Domenica, 09 Settembre 2018 17:21

Faire mouche

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Vincent Almendros, Faire mouche, Paris, Minuit, 2018, 127 p.

L'autore

Nato nel 1978, Vincent Almendros è professore di francese. Invia, per un parere, il suo primo romanzo terminato, Ma chère Lise, a Jean-Philippe Toussaint che, apprezzandolo, lo presenta aIrène Lindon, per pubblicarlo nel 2011. Nel 2015 il suo secondo romanzo Un été, molto stimato dalla critica, riceve il premio Françoise-Sagan, nel giugno dello stesso anno. Faire mouche è il suo terzo romanzo.

Il romanzo

Estratto: « J’avais été, jusque-là, un homme sans histoire. Peut-être parce que j’étais né dans un village isolé, au milieu de rien. Car c’était ça, Saint-Fourneau, un trou perdu. Y revenir m’avait toujours paru compliqué. Il faut dire que ma mère, elle, y vivait encore.

Nous venions, Claire et moi, de quitter l’A75. Le soir était tombé. Les phares de la Nissan éclairaient maintenant la départementale en lacets. Depuis plusieurs kilomètres, nous ne croisions plus aucune voiture. Le paysage était devenu escarpé et montagneux, composé d’à-pics ou de reliefs rocheux boursouflés de végétation. Il se vallonna de nouveau, et les premiers panneaux indiquant Saint-Fourneau apparurent. »

Faire mouche conferma la predilezione dell'autore per i formati brevi, indubbiamente in accordo con la sua scrittura minimalista, ellittica e condensata, in cui ogni parola, accuratamente scelta, pesa con tutta se stessa, schiudendo al lettore spazi in cui avventurarsi. Un'estate, Laurent Malèvre torna al villaggio natale per assistere al matrimonio della cugina Lucie, occasione per lui di rivedere la famiglia rimasta in questa campagna ondulata che egli ha lasciato da tanto tempo. La sua compagna Constance, incinta di tre mesi, se n'è andata, l'amica Claire la sostituisce... È un passato greve pieno di non-detti, di pettegolezzi e di segreti, che il protagonista ritrova negli oscuri paesaggi erbosi e nei luoghi slabbrati in parte abbandonati, dinanzi ad uno zio taciturno, una madre inquietante e una cugina che parla per sottintesi. Un passato antico e più recente che egli non ha voglia di evocare e che comunque si chiarisce man mano. E non è un caso se l'amica che accompagna l'eroe, e il cui «besoin d'éclaircir les choses» inizia ad esasperarlo, si chiama Claire...

Tutto il testo è scandito con malizia dal motivo delle mosche che tappezzano, morte, il parquet o che si agitano incollate ad un rotolo di carta sospeso. L'atmosfera è cupa, umida e pesante, opprimente e macabra, in accordo con il sentire dell'eroe, la sua percezione delle cose. La scrittura coglie i minimi dettagli, le descrizioni sono precise, minuziose, molto cinematografiche. Attenta ai ritmi e alle sonorità, ai rumori e agli odori come ai colori, alle materie, essa tiene svegli i sensi del lettore che si sente quasi intrappolato in qualcosa di strano di cui si scorgono progressivamente i contorni.

Faire mouche è una sorta di mini thriller familiare il cui ritmo accelera verso la fine, sullo sfondo di una Francia profonda che si presta all'analisi sociale. Le sue tre parti fanno susseguire come al teatro brevi scene ricche di dialoghi, anche se questi ultimi assomigliano spesso a dialoghi di sordi, in cui Claire interpreta il ruolo di Constance. Scene di montaggio molto accurato che acuiscono e rilanciano la nostra attenzione, alimentano il mistero e producono sorpresa e suspense, abbozzando brevemente false piste e facendo emergere dalla banalità una inquietante estraneità.

le prime pagine

 http://www.leseditionsdeminuit.fr/flip.php?id=3250

Vincent Almendros, Faire mouche, Paris, Minuit, 2018, 127 p.

L'auteur

Né en 1978, Vincent Almendros est professeur de français. Il envoie, pour conseils, son premier roman achevé, Ma chère Lise, à Jean-Philippe Toussaint qui, l'appréciant, l'introduit auprès d'Irène Lindon aboutissant à sa publication en 2011. En 2015, son deuxième roman Un été, très apprécié par la critique, reçoit le prix Françoise-Sagan en juin 2015. Faire mouche est son troisième roman.

Le roman

Extrait: « J’avais été, jusque-là, un homme sans histoire. Peut-être parce que j’étais né dans un village isolé, au milieu de rien. Car c’était ça, Saint-Fourneau, un trou perdu. Y revenir m’avait toujours paru compliqué. Il faut dire que ma mère, elle, y vivait encore.

Nous venions, Claire et moi, de quitter l’A75. Le soir était tombé. Les phares de la Nissan éclairaient maintenant la départementale en lacets. Depuis plusieurs kilomètres, nous ne croisions plus aucune voiture. Le paysage était devenu escarpé et montagneux, composé d’à-pics ou de reliefs rocheux boursouflés de végétation. Il se vallonna de nouveau, et les premiers panneaux indiquant Saint-Fourneau apparurent. »

Faire mouche confirme la prédilection de l'auteur pour les formats courts, sans doute en corrélation avec son écriture minimaliste, elliptique et condensée, où chaque mot, minutieusement choisi, pèse de tout son poids, ouvrant au lecteur des espaces où s'aventurer. Un été, Laurent Malèvre revient dans le village de son enfance pour assister au mariage de sa cousine Lucie, occasion pour lui de revoir sa famille restée dans cette campagne vallonnée qu'il a quittée depuis longtemps. Sa compagne Constance, enceinte de trois mois, étant partie, son amie Claire la remplace... C'est un lourd passé plein de non-dits, de rumeurs et de secrets que le protagoniste retrouve dans ces sombres paysages touffus et dans ces lieux délabrés en partie à l'abandon, face à un oncle taiseux, une mère inquiétante et une cousine aux paroles saturées de sous-entendus. Un passé ancien et plus récent qu'il n'a pas envie d'évoquer et qui va néanmoins peu à peu s'éclaircir. Et ce n'est pas un hasard si l'amie qui accompagne le héros, et dont «le besoin d'éclaircir les choses» commence à l'exaspérer, s'appelle Claire...

Tout le texte est scandé malicieusement par le motif des mouches qui jonchent, mortes, le parquet ou qui se débattent collées à un rouleau de papier suspendu. L'atmosphère est sombre, humide et pesante, oppressante et macabre, en accord avec le ressenti du héros, avec sa perception des choses. L'écriture s'attache aux moindres détails, les descriptions sont précises, minutieuses, très cinématographiques. Attentive aux rythmes et aux sonorités, aux bruits et aux odeurs comme aux couleurs, aux textures et aux matières, elle maintient en éveil les sens du lecteur qui se sent comme pris au piège dans quelque chose de bizarre dont on devine progressivement les contours.

Faire mouche est une sorte de mini thriller familial dont le rythme s'accélère sur la fin, qui s'inscrit dans une France rurale profonde se prêtant à la peinture sociale. Ses trois parties font se succéder comme au théâtre de courtes scènes riches de dialogues, même si ces derniers s'apparentent souvent à des dialogues de sourds, et où Claire joue le rôle de Constance. Des scènes au montage très soigné aiguisant et relançant sans cesse notre attention, qui cultivent le mystère et entretiennent surprise et suspense en ébauchant brièvement de fausses pistes et en faisant surgir de la banalité une inquiétante étrangeté.

les premières pages

http://www.leseditionsdeminuit.fr/flip.php?id=3250

Domenica, 09 Settembre 2018 17:18

Dans l'eau je suis chez moi

Scritto da

Aliona Gloukhova, Dans l'eau je suis chez moi, Paris, Verticales, 2018, 117 p.

L'autore

Nata a Minsk (Bielorussia) nel 1984, Aliona Gloukhova ha seguito studi di Arti visive all'Università di San Pietroburgo prima di lavorare come traduttrice, insegnante e organizzatrice di eventi culturali. Nel 2015 ottiene un Master in creazione letteraria all'Università Paris-8, durante il quale scriverà il suo primo romanzo Dans l’eau je suis chez moi. I fatti cui si ispira il romanzo sono stati oggetto di un documentario realizzato da Etitza Gueorguieva, nella primavera del 2018.

Maggiori informazioni:

https://www.alionagloukhova.com/

Il romanzo

Estratto:« Tout le monde boit à cette époque dans cette ville. Les pères de mes copines de classe boivent, nos voisins boivent, nos profs à l'école, eux aussi, boivent. Pour moi, la ville de Minsk est comme un gros animal de pierre, ou comme une boîte en carton. Je vois mon père qui marche parmi les rues, je vois son manteau en peau de mouton retournée, il est tout seul, et je ne peux rien faire. C'est une ville où l'on courbe la tête à l'intérieur de son manteau, où l'on se cache les mains. Dans cette ville il faut boire pour trouver du courage. »

Nel novembre 1995 il padre di Aliona Gloukhova scompare nel naufragio di un veliero. Youri era un fisico. Escluso dal Partito comunista, diventa alcolizzato e di tanto in tanto scompare; Aliona se ne ricorda quando, da piccola, doveva, talvolta, impedirgli di uscire da casa per andarsi a comprare alcool. Quando egli progetta un viaggio in India per mare con amici di fortuna, si tratta di un vecchio sogno che volge in tragedia in quanto il loro veliero naufraga al largo della Turchia. Poiché il suo corpo non è mai stato ritrovato, il lutto è impossibile. Tutte le congetture sono possibili: l’uomo, peraltro eccellente nuotatore, è forse annegato, forse si è lasciato portare dalle onde senza lottare, o forse no; forse, ha colto questa occasione per andarsene definitivamente e cambiare vita.

Anche la scrittura è fluida come l'acqua in cui è scomparso suo padre. La figlia racconta l'assenza e traccia il ritratto di quest'uomo sfuggente. Aliona Gloukhova affronta il mistero in ogni prospettiva, immaginando per suo padre incredibili vite da avventuriero. Ma, se c'è un luogo in cui ella lo raggiunge veramente, questo luogo è la parola «scomparsa», che non è la morte. Aliona vede suo padre ovunque, in sogno, nei suoi ricordi, anche se l'immagine è sfumata, appare a «singoli pezzi». Ci sarebbe, dunque, un paese che chiameremmo la scomparsa, uno spazio tra le pieghe della lingua madre e della lingua d'adozione. La scrittura piuttosto che il vuoto, in cui il verbo si fa carne in un atto di creazione demiurgica. L'acqua è un elemento essenziale del testo poiché è lì che ci si sente bene; d'altronde, ella si confronta con un pinguino, più a suo agio in un elemento liquido che sulla terraferma. Suo padre ha forse vissuto una mutazione e si è trasformato in un delfino? Forse voleva lasciare il suo paese con la speranza che l'erba fosse più verde altrove? Chissà? A sua figlia non restano che supposizioni e chimere da condividere con noi.

le prime pagine

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Verticales/Verticales/Dans-l-eau-je-suis-chez-moi#

Aliona Gloukhova, Dans l'eau je suis chez moi, Paris, Verticales, 2018, 117 p.

L'auteur

Née à Minsk (Biélorussie) en 1984, Aliona Gloukhova a suivi des études d’Arts visuels à l’Université de Saint-Pétersbourg avant de travailler comme traductrice, journaliste, enseignante et organisatrice culturelle. En 2015, elle obtient un Master de création littéraire à l’Université Paris-8, pendant lequel elle écrira son premier roman Dans l’eau je suis chez moi. Les faits qui ont inspiré ce roman ont fait l’objet d’un documentaire réalisé par Etitza Gueorguieva, au printemps 2018.

Plus d'info:

https://www.alionagloukhova.com/

Le roman

Extrait:« Tout le monde boit à cette époque dans cette ville. Les pères de mes copines de classe boivent, nos voisins boivent, nos profs à l'école, eux aussi, boivent. Pour moi, la ville de Minsk est comme un gros animal de pierre, ou comme une boîte en carton. Je vois mon père qui marche parmi les rues, je vois son manteau en peau de mouton retournée, il est tout seul, et je ne peux rien faire. C'est une ville où l'on courbe la tête à l'intérieur de son manteau, où l'on se cache les mains. Dans cette ville il faut boire pour trouver du courage. »

En novembre 1995, le père d’Aliona Gloukhova disparaît dans le naufrage d’un voilier. Youri était physicien. Exclu du Parti communiste, il devient alcoolique et de temps en temps disparaît ; Aliona s’en souvient qui, petite, devait parfois empêcher son père de sortir de l’appartement pour s’acheter de l’alcool. Quand il projette un voyage en Inde par voie de mer avec des amis de hasard, c’est un vieux rêve qui tourne à la tragédie lorsque leur voilier fait naufrage au large de la Turquie. Son corps n’ayant jamais été retrouvé, le deuil est impossible. Toutes les conjectures sont possibles : l’homme, pourtant excellent nageur, est peut-être mort noyé, peut-être s’est-il laissé emporter par les flots sans lutter, mais peut-être pas ; peut-être a-t-il saisi cette occasion pour partir définitivement et changer de vie.

L’écriture elle-même est fluide comme l’eau qui a fait disparaître son père. Sa fille raconte l’absence et compose le portrait de cet homme insaisissable. Aliona Gloukhova tourne le mystère dans tous les sens, imaginant pour son père des vies d’aventurier incroyables. Mais, s’il est un endroit où elle le rejoint vraiment, c’est dans ce mot de « disparition », qui n’est pas la mort. Aliona voit son père partout, en rêve, dans ses souvenirs, même si l’image est nuancée, apparaît en « pièces détachées ». Il y aurait donc un pays qu’on appellerait la disparition, un espace entre les plis de la langue maternelle et de la langue d’adoption. L’écriture plutôt que le vide, où le verbe se fait chair dans un acte de création démiurgique. L’eau est un élément essentiel du roman puisque c’est là qu’elle se sent bien ; elle se compare d’ailleurs à un pingouin, plus à l’aise dans l’élément liquide que sur la terre ferme. Son père lui aussi a peut-être vécu une transformation et s’est métamorphosé en dauphin ? Peut-être voulait-il quitter son pays dans l’espoir que l’herbe serait plus verte ailleurs? Qui sait ? Sa fille en est réduite à des suppositions et à des chimères qu’elle partage avec nous.

les premières pages

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Verticales/Verticales/Dans-l-eau-je-suis-chez-moi#

Mercoledì, 18 Ottobre 2017 14:37

Gli origami nei libri: tre suggerimenti

Scritto da

cranesYasunari Kawabata, Mille gru, SE, 2010 - un amore giapponese in cui l'eternità promessa dalle mille gru si scontra con gli ostacoli della vita e con la morte.

Mercoledì, 18 Ottobre 2017 10:41

Gli origami nelle canzoni: una playlist

Scritto da

perturbazioneAnche nelle canzoni troviamo gli origami, in tutti i generi musicali: dal pop al folk, fino al rock e al j-rock, e persino al RAP. Indossate le cuffie, prepariamoci all'ascolto.

Mercoledì, 18 Ottobre 2017 10:05

Gli origami nel cinema

Scritto da

blade runnerMolto spesso, gli origami appaiono nei film, e, curiosamente, si fanno vedere nelle storie più inattese, comparendo come dettagli minuscoli che finiscono per interferire col corso della storia. Eccone una scelta accurata, tra i titoli più belli.

Martedì, 23 Maggio 2017 09:12

Monsieur Origami

Scritto da

ceci jeanmarc 16 drMonsieur Origami è uno dei romanzi finalisti del Prix Murat 2017

Il romanzo: Casparo è un giovane orologiaio, e sta studiando tutte le misure del tempo possibili, per realizzare il suo progetto: creare un orologio dal meccanismo raffinato, capace di restituire la complessità del tempo.

Martedì, 23 Maggio 2017 08:58

Marcher droit, tourner en rond

Scritto da

venetMarcher droit, tourner en rond, è uno dei romanzi finalisti del Prix Murat 2017

Il romanzo: Guardare il mondo con gli occhi della sindrome di Asperger può colorare la realtà in modo insolito, rendendola diversa da quella cui, di solito, si è abituati.

Martedì, 23 Maggio 2017 08:40

La femme au colt 45

Scritto da

redonnLa femme au colt 45 è uno dei romanzi finalisti del Prix Murat 2017

 

Il romanzo: Lora è una donna in fuga: si è lasciata alle spalle il suo Paese natale, col suo regime politico asfittico, la sua vita, le persone che amava.

Martedì, 23 Maggio 2017 08:40

La femme au colt 45

Scritto da

redonnLa femme au colt 45 è uno dei romanzi finalisti del Prix Murat 2017

 

Il romanzo: Lora è una donna in fuga: si è lasciata alle spalle il suo Paese natale, col suo regime politico asfittico, la sua vita, le persone che amava.

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